mardi 3 janvier 2012

2012 : Tendances IT et Supply Chain


Pour la 2° année, je me hasarde à l'exercice traditionnel de prédiction des tendances de l'année à venir.

Je n'avais pas été trop mauvais l'année dernière (http://blog.6it.fr/2011/01/2011-mobile-web-et-collaboratif.html) : l'année 2011 a été marquée par :
  • la montée en puissance des solutions et des infrastructures Cloud : même si les entreprises françaises sont encore réticentes, le déploiement des applications et des infrastructures Cloud est une réalité aux Etats Unis
  • La lente hégémonie des smartphones Android, au détriment de RIM qui est en train de perdre pied, et de Microsoft / Nokia qui n'arrivent pas à faire décoller leurs ventes
  • L'adoption massive des standards HTML5 sur le Web : même Microsoft et Adobe, détracteurs de la première heure, s'y sont ralliés
  • L'essai ultime de Google pour prendre pied sur le marché des réseaux sociaux avec Google+
L'année qui s'annonce sera pour moi une année de stabilisation à tous les niveaux.


Côté terminaux mobiles 

Google doit continuer son travail de stabilisation des différentes versions d'Android et doit essayer de contrôler les constructeurs pour limiter le nombre et la disparité des terminaux. 
Il doit également arriver à faire décoller l'offre de tablettes équipées d'Android, là encore en faisant converger les constructeurs vers Android 4.0 (alias Ice Cream Sanswich)

Concernant Microsoft, Windows 8 devrait arriver courant du second semestre, avec une version spéciale tablettes, dont l'interface reprend celle de ses smartphones, et que je considère aujourd'hui comme la meilleure interface pour terminaux tactiles.
Espérons que cela relancera Microsoft dans la concurrence et l'innovation.

Apple commence à être en perte de vitesse et devra absolument sortir une gamme grand public s'il  veut garder sa place dans le duo de tête.
Rappelons nous l'histoire du Macintosh, trop élitiste, qui n'a pas résisté à la vague de fond Microsoft / MS-DOS et qui a failli causer la perte d'Apple.


Concernant le Cloud

Nous allons assister à la multiplication des offres dans tous les domaines (cela a déjà commencé en 2011) :
  • Bureautique 
  • Sauvegarde
  • Business Intelligence
  • Stockage de données
  • Et dans une moindre mesure, les ERP : leur socle applicatif historique est en général trop lourd pour être rapidement refondu et devenir de vraies applications Cloud
Les offres techniques devront se stabiliser et certaines technologies vont se détacher du lot, avec à la clé (plutôt en 2013) une normalisation des plate-formes techniques.

Un cadre de normalisation juridique devrait enfin émerger, en tous cas au niveau européen.


Et les réseaux sociaux

Google doit encore trouver de bonnes raisons pour que le grand public adhère à son nouveau réseau social : peut être cela passera-t-il par les marques que Google va séduire pour faire venir leurs aficionados.
Ses fonctionnalités vont certainement intéresser les entreprises pour constituer leurs réseaux sociaux privés.
Et en cela il devrait faire de l'ombre à Viadeo et Linkedin.

Facebook va entrer en bourse et va devoir rassurer ses utilisateurs, à l'heure où la publicité occupe de plus en plus de place sur les pages de ses utilisateurs, et d'une manière beaucoup moins subtile que sur les contenus Google.

Va-t-on assister à un rapprochement Viadeo / Linkedin, qui sont iso fonctionnels et qui demandent une double gestion de la part de leurs utilisateurs ?


Enfin, du côté de la Supply Chain

Bien sûr, la Supply Chain va profiter de toutes les tendances à venir, et les process de la Supply Chain sont particulièrement adaptés à ces évolutions car éclatés géographiquement et mettant en relation de nombreux tiers partenaires.
Aujourd'hui, la majorité des interactions, des échanges de données se font au mieux au travers d'échanges EDI, sinon par envoi de mails ou de faxs et par la resaisie des informations dans les différents logiciels des partenaires, avec les erreurs qui forcément en découlent.
Les données sont dupliquées chez chacun des acteurs, sur des plate-formes plus ou moins sécurisées, avec les coûts matériels et humains que cele implique.

Rêvons un peu : imaginons un réseau collaboratif rassemblant la majorité des acteurs de la supply chain (et notamment les e-commerçants), se partageant les données nécessaires à leurs métiers :
  • Les donneurs d'ordre mettent leurs commandes à disposition, soit vers des partenaires identifiés (sous contrat) soit vers une plate-forme d'échange (actuelles bourses de frêt)
  • Les transporteurs sélectionnent les commandes correspondant à leurs besoins (remplissage des remorques et des emplois du temps des chauffeurs)
  • Les transporteurs prennent rendez-vous avec les sites expéditeurs et destinataires
  • Les donneurs d'ordre, expéditeurs et destinataires, et notamment tous les e-commerçants suivent l'avancement des transports
  • Les entrepôts préparent la marchandise ou se préparent à la recevoir
  • Les transporteurs valident les chargements / livraisons, indiquent les litiges
  • L'ensemble des acteurs sont inter-reliés sur ce réseau et consultent des Kpis adaptés à leur contexte
L'ensemble est fourni sous la forme d'applications hébergées sur le Cloud ou de services Web intégrables dans les applications des entreprises.

La constitution de ce réseau et de leurs données associées permettrait également, à terme, d'optimiser globalement le remplissage des camions et la consommation de CO2.

Ce qu'il y a de sûr, c'est que 6 IT va investir sur ces domaines et démarre un projet qui va dans ce sens.
On en reparlera bientôt ...

Très bonne année 2012, pleine d'enthousiasme et de nouveaux projets


En dépit des avertissements des économistes et autres Cassandre boursiers selon lesquels l'année 2012 devrait être terrible, sachons raison garder.
Comme tous les mouvements à la hausse ou à la baisse, exagérés par les marchés boursiers pour cause de spéculation aiguë, cette année 2012 sera probablement difficile, les échanges commerciaux ralentiront certainement, mais comme je le disais dans un article récent (http://blog.6it.fr/2011/10/la-crise-revient-preparez-la.html), plutôt que de courber le dos, prenons les devants et mettons en place les actions et les outils qui vont permettre de gérer au mieux cette crise qui s'annonce.
Ne restons pas attentistes, soyons volontaires, enthousiastes, sachons cultiver nos relations avec nos meilleurs clients, et préparons d'ores et déjà l'après crise.

Je vous souhaite une très bonne année 2012, pleine de nouvelles opportunités professionnelles et de relations enrichissantes.

Pour 6 IT, 2012 sera l'année d'un nouveau projet, dont les lignes directrices sont résumées dans l'image ci-dessus.
Nous en reparlerons prochainement ...

vendredi 30 décembre 2011

Fin d'année en fanfare pour le blog 6 IT


Comme vous pouvez le constater sur cette courbe, la fin de l'année 2011 s'achève en fanfare pour le blog de 6 IT, en passe de dépasser les 2000 visites sur ce mois de décembre.
L'article concernant le top 10 des KPIs Supply Chain (http://blog.6it.fr/2011/12/top-10-des-kpis-supply-chain.html) y est pour beaucoup.

Espérons que le CA 2012 de 6 IT  suivra la même courbe  ;-)


lundi 19 décembre 2011

Top 10 des KPIs Supply Chain

Suite à une petite étude menée sur les réseaux sociaux (Viadeo et Linkedin) parmi les professionnels de la Supply Chain, voici une synthèse des réponses obtenues.
J'ai classé les KPIs selon 3 catégories, dans l'ordre d'importance des réponses :
  • Qualité 
  • Efficacité
  • Financier
Dans la partie Qualité, on retrouve bien sûr le taux de service (qui pourrait bien être également un indicateur d'efficacité).
Le taux de service peut être décliné à toutes les sauces : en amont (taux de service des fournisseurs par exemple), en aval, concerner le respect des délais, des quantités, les manquants et la qualité des produits livrés.

Lié au taux de service, on va retrouver le taux de ponctualité, qu'on applique souvent aux transports.

On surveille également les taux de retours client, taux de litiges, taux de casse, taux d'erreurs pour vérifier la qualité des préparations et livraisons.

Côté RH, on va également surveiller les taux d'absentéisme, taux d'Accident du Travail et leur gravité.

Dans la partie Efficacité, on retrouve en tête la productivité, mais aussi les indicateurs Transport : taux de remplissage des remorques, taux de kilométrage à vide.
Côté RH, évolution de la répartition personnel intérimaire / personnel interne, le taux d'heures supplémentaires et côté Transport la répartition temps de travail / temps de conduite / temps d'attente.

Concernant les stocks, on surveille le taux de rotation, couverture, rupture, et la fiabilité des inventaires.


Enfin, pour les Finances, on retrouve les indicateurs classiques de surveillance des coûts, RH (en distinguant personnel intérimaire et interne) et Matériel (locations, entretien, Gas-Oil, ...).

Un indicateur hors catégorie, mais lié à tous les autres : le CO2 consommé, que ça soit au  niveau Transport, Production ou Entreposage.
Et sa répartition par km parcouru, par type de produit, par colis, ....

Pour tous les indicateurs, on surveille la fiabilité des prévisions par rapport au réalisé.

N'hésitez pas à commenter, donner votre top 10, ....

Et bonnes fêtes à tous !
Rendez vous en 2012

dimanche 18 décembre 2011

Bilan IT 2011


En tout début d'année 2011, je me suis essayé au traditionnel exercice de prévision des tendances IT à venir durant l'année : http://blog.6it.fr/2011/01/2011-mobile-web-et-collaboratif.html





Et après tout, je ne me suis pas trop mal débrouillé :
  • Adoption des terminaux mobiles en entreprise
    (notamment les tablettes, pour les commerciaux et dans les entrepôts)
  • Montée en puissance des solutions en mode Cloud
    A ce propos, je vous prépare un article de démystification, au sens propre du terme, pour ne plus prendre pour argent comptant ce que vous racontent les annonces marketing et les commerciaux
    rendez vous à la rentrée 2012
  • Adoption des standards HTML 5 au détriment des solutions propriétaires
    => Microsoft a abandonné Silverlight et Adobe commence progressivement à migrer ses outils de Flash vers HTML 5
  • Réaction de Google vis-à-vis de Facebook et Apple
    => Sortie de Google+ et Google Music

Rendez-vous dans quelques jours pour étudier ce que nous prépare 2012 ...

dimanche 4 décembre 2011

Business Intelligence et KPIs : de l'innovation au menu

Je viens de tester la nouvelle version de Digdash et voici un résumé des nouvelles fonctionnalités, dont l'une me semble très intéressante et pleine de promesses.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore Digdash, vous pouvez consulter un article comparatif de Digdash et Qlikview, qui vous donnera un aperçu de ses caractéristiques : http://blog.6it.fr/2011/04/comparatif-digdash-qlikview.html

Tout d'abord, l'apparition de fonctionnalités qui permettent à Digdash de rattraper son retard en termes d'ergonomie :
  • Touches et icônes permettant de parcourir l'historique de navigation dans les tableaux de bord et dans les filtres (page ou état précédent, page ou état suivant, effacer les sélections, enregistrer une sélection)

  • A noter la possibilité d'utiliser les touches de raccourci du navigateur (Alt + flèche droite ou gauche et les icônes correspondantes)

  • Ajout d'une icône dans un filtre si une sélection est active sur ce filtre
  • Nouveau type de tableau avec arborescence sur les dimensions

  • Ajout des tris sur l'ensemble des colonnes des tableaux et tableaux arborescents

Passons maintenant à l'innovation.
D'abord une fonctionnalité qui apparaît sur un peu toutes les solutions en ce moment : l'aspect collaboratif des tableaux de bord, c'est-à-dire la possibilité pour les utilisateurs de poser / partager des commentaires sur les indicateurs :

  • sur un tableau de bord
  • sur un graphique ou un tableau d'un tableau de bord
  • relatif à un filtre d'analyse (pour l'année 2010, pour la région Ile-de-France, ...)

Et le meilleur pour la fin : Digdash offre maintenant la possibilité d'effectuer des requêtes en langage naturel sur les données et indicateurs disponibles, comme vous le feriez dans Google.
Digdash profite à plein de son référentiel d'indicateurs et de dimensions disponible, en plusieurs langues, pour analyser le texte des requêtes.
Des mots clés tels que "top 5 / top 10" ou "en colonne / en secteur" sont pris en compte.


Le texte est bien sûr analysé dans la langue de l'utilisateur.
Le logiciel propose plusieurs graphes correspondant à la requête, l'utilisateur en choisit un et peut ensuite le sauvegarder et le personnaliser dans son tableau de bord.
Cette fonction va rapidement évoluer avec notamment la possibilité de définir des synonymes des termes utilisés dans le référentiel des indicateurs (CA = ventes = Chiffre d'affaires = ....).


Le pack Performance va bien sûr profiter de toutes ces évolutions.
http://performance.6it.fr/


lundi 21 novembre 2011

Nouvelle génération d'outils BI : Attention de ne pas mettre à dos utilisateurs et DSI

Depuis l'arrivée de la nouvelle génération d'outils de Business Intelligence, Qlikview en tête, on a de plus en plus tendance à lire des articles ou des discours marketing selon lesquels ces outils "libèrent les utilisateurs des contraintes de la DSI" ou "donnent de l'indépendance aux utilisateurs" ou bien encore "sont tellement simples qu'ils sont à la portée de n'importe quel utilisateur d'Excel".

On peut lire également que ces nouveaux outils ont un effet négatif, qui est de mettre la DSI dans l'embarras, au vu de la facilité qu'on les utilisateurs à analyser les données du SI, sans vraiment avoir besoin de la DSI, alors qu'auparavant ("avec les anciens outils") on ne pouvait pas faire le moindre rapport sans passer par l'informatique.

Mes cheveux se hérissent à chaque fois que je vois des messages de ce genre.
Bien sûr, on ne peut pas en vouloir aux services marketing, c'est leur métier et leur raison d'être de faire passer des messages attractifs aux directions métier qui sont, in fine, les financeurs des investissements IT.
Mais mon rôle de consultant est de prendre du recul par rapport à ces discours marketing et de conseiller mes clients.

Les objectifs des outils BI (ou décisionnels) sont de plusieurs ordres :
  • donner une vision unifiée des données de l'entreprise et des KPIs qui en découlent, afin que les décideurs ne perdent pas de temps à savoir qui possède le chiffre juste
  • Fournir aux utilisateurs qui ont besoin de prendre des décisions des indicateurs fiables, et donc basés sur un référentiel (clients, produits, ...) fiable 
  • Fournir une vision historique des données, permettant d'en tirer des corrélations ou des modèles afin de "prédire" l'avenir.
  • Et bien sûr, donner aux utilisateurs un outil le plus simple d'emploi possible

Le sujet n'est donc pas qui, de la DSI ou des utilisateurs, doivent prendre le contrôle des données, mais d'assurer la qualité des données, une condition préalable à la mise en place d'indicateurs fiables pour l'ensemble de l'entreprise.

Quelle que soit la qualité de l'outil, si les données sources des indicateurs sont de mauvaise qualité, les indicateurs seront de mauvaise qualité ("garbage in, garbage out" : de la m.... en entrée, de la m.... en sortie). Et peu importe si les graphiques sont super sympas, et si l'utilisateur peut parcourir ses données de manière associative. Si les données du SI n'ont pas été qualifiées, nettoyées, les décideurs ne pourront pas prendre de bonnes décisions.

La nouvelle génération d'outils de BI apporte sans conteste une plus grande facilité de manipulation des données et des indicateurs, la possibilité de les consulter sur les nouveaux terminaux mobiles, leur disponibilité sur le Web et leurs fonctions collaboratives apportent de nouvelles perspectives aux entreprises et à leurs partenaires.

Mais ces nouveaux outils ne dispensent pas des tâches en amont qui, au vu de la complexité des SI aujourd'hui, ne peuvent pas être assurées par les utilisateurs seuls.
Il faut bien mettre en place des binômes entre utilisateurs et DSI, en utilisant des outils performants, chacun pour leurs tâches de prédilection :
  • ETL pour assurer qualité et alimentation des données, sous la responsabilité de la DSI
  • Dashbording/Reporting pour l'agrégation, la restitution et l'analyse des indicateurs qui en découlent, par les utilisateurs

Qu'en pensez vous ?