mercredi 26 octobre 2011

La crise revient ? Préparez la !

De plus en plus de signes avant-coureurs nous annoncent une prochaine vague de crise ou tout au moins une plus grande frilosité des acteurs économiques et un ralentissement des échanges.
Le premier signe a été la chute du marché boursier qui anticipe en général d'au moins 6 mois les premiers effets.
Les métiers, les emplois et le marché de la Supply Chain sont bien sûr directement impactés par la réduction des échanges commerciaux.
Mais plutôt que de courber le dos, il est temps de prendre les devants et de mettre en place les actions et les outils qui vont permettre de la gérer au mieux

Baisse de la demande donc pression plus forte sur les prix des prestations Transport et dans une moindre mesure des prestations Entreposage.

Il va donc falloir tenter de conserver la marge opérationnelle, durement acquise. Et comment optimiser la marge si ce n'est en agissant sur les coûts ?
  • Coûts de revient du matériel => optimiser leur taux d'utilisation et stopper au plus tôt des contrats de location inutiles
  • Coûts de personnel => optimiser l'utilisation des personnels intérimaires et réduire les heures supplémentaires si elles ne sont pas indispensables
  • Coûts de stockage => optimiser la rotation des stocks et le taux de remplissage
  • ... ... 
Mais pour pouvoir agir sur ces leviers, encore faut il en avoir une vision exacte, cohérente et globale pour l'ensemble de l'entreprise.
“On ne peut améliorer que ce qu'on peut mesurer”
ou bien selon Sénèque :
“Il n'est pas de vent favorable au marin qui ne sait où il va

Et pouvoir simuler plusieurs scénarios afin de choisir le plus adapté à la situation.

Ce sont là les objectifs des outils de pilotage de l'entreprise.
  • Collecter, assembler et agréger les données de l'entreprise
  • Au passage, contrôler et nettoyer les données et Constituer un référentiel fiable des données de l'entreprise (Clients, Produits, Fournisseurs, ...)
  • Conserver l'historique de ces données pour pouvoir l'analyser et en tirer des enseignements pour l'avenir (Cycles des ventes, ...)
  • Fabriquer rapidement des analyses et tableaux de bord
Avec le pack Performance, installez en quelques semaines un outil partagé pour l'ensemble des décideurs de l'entreprise, au niveau opérationnel (Sites, Agences) et au niveau stratégique (Direction générale, financière, opérationnelle, RH).
Partagez une vision commune de vos indicateurs et prenez des décisions basées sur des données fiables.

Notre outil est packagé avec les indicateurs de la Supply Chain : Enteposage, Transport, Finances, RH
Il est multilingue, multi plate-formes, multi clients


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vendredi 7 octobre 2011

Les KPIs, version collaborative

Le sujet nous tient à coeur, nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises :
Une nouvelle génération d'outils d'analyse / BI / Aide à la décision est apparue ces dernières années et est en plein essor en ce moment : Qlikview, Prelytis, Digdash, Bime, Roam BI, Tableau, ...
Leurs principales caractéristiques sont :
  • de fournir des tableaux de bord réactifs et interactifs pour l'utilisateur
  • d'être disponibles plus ou moins nativement en mode web et sur tablettes et/ou smartphones
  • pour certains, offrir une très bonne simplicité et productivité dans la conception des tableaux de bord
Je vais cette fois ci faire un focus sur l'aspect collaboratif des outils de Business Intelligence.
Cette fonctionnalité, voire même le concept, est aujourd'hui très peu présente dans les solutions sur le marché.
Les outils sont conçus pour être utilisés dans l'entreprise, pour ses utilisateurs.
Le partage des indicateurs avec les partenaires de l'entreprise se fait souvent manuellement, par extraction des données ou des rapports sous Excel ou en PDF et envoi par mail vers les partenaires.
Au mieux l'opération est automatisée.
Il est également possible d'ouvrir le portail de la solution aux partenaires qui peuvent se connecter et accéder à leurs KPIs. Encore faut il que cela ait été prévu dans la structure des données et dans les rapports ou tableaux de bord (restrictions d'accès aux données notamment).

Concernant les activités de la Supply Chain, l'aspect collaboratif des outils est à mon sens primordial pour offrir  une véritable valeur ajoutée à leurs services.
Dans le cas des KPIs, je vais prendre l'exemple des donneurs d'ordre, qui ont besoin de piloter leurs flux Transport.
Soit ils délèguent le pilotage à un prestataire "pilote de flux", soit ils l'assurent eux même, avec une cellule dédiée.
Dans tous les cas, les donneurs d'ordre ont besoin d'indicateurs sur le coût de ces transport et leurs performances (économique, qualitative, écologique).



Il y a aujourd'hui 2 façons de procéder :
  • les transporteurs se connectent sur un portail du donneur d'ordre (ou du pilote de flux), lié en général à un TMS et ils saisissent un certain nombre d'informations, enrichies par le donneurs d'ordre.
    Les données du portail sont récoltées pour fournir les KPIS nécessaires au donneur d'ordre (ou le portail fournit ces KPIs).
    Si le transporteur a de la chance, il a accès lui même à certains KPIs.
    Mais les transports assurés pour ce donneur d'ordre ne sont qu'une partie de ses activités.
    Le transporteur ne peut donc pas dans ce cas consolider ses KPIs pour l'ensemble de ses activités (ses clients).
  • Le donneur d'ordre demande à ses transporteurs de lui fournir les KPIs dont il a besoin, ou les données permettant de produire ces KPIs.
    Chaque transporteur se débrouille pour produire les KPIs demandés, avec le risque d'erreur que l'on peut imaginer.
    Le donneur d'ordre doit ensuite consolider manuellement les KPIs.
Chez 6 IT, nous avons imaginé une autre solution : 
  • les transporteurs utilisent un outil simple leur permettant de produire leurs KPIs, pour l'ensemble de leurs activités (clients),
  • ils peuvent donner un accès à leurs donneurs d'ordre aux KPIs qui les concernent;
    cela permet aux donneurs d'ordre, sans manipulation, d'avoir une vision consolidée des KPIs de leurs transporteurs
  • Chacun peut, au passage, commenter les tableaux ou indicateurs pour une période, un transporteur, un client, ...
  • On peut également imaginer la possibilité de suivre certains indicateurs en particulier et d'être alerté au franchissement de certains seuils
On peut imaginer la même chose entre les prestataires logistiques (entreposage) et leurs clients.

Ainsi, à partir d'une même plate-forme, et des mêmes données, l'ensemble des acteurs de la Supply Chain accède de manière simple et sécurisée (chacun ne voit que les données qui le concernent) à ses KPIs.

L'idée vous séduit elle ? Y voyez vous des inconvénients ?

Faites nous partager vos opinions ...

mercredi 5 octobre 2011

Méthodes agiles et projets BI

Tout le monde est maintenant à peu près convaincu que les anciennes méthodes de gestion de projet (cycle traditionnel - analyse, conception, développement, tests, livraisons - le tout durant entre 6 mois et 2 ans) ne sont plus adaptées aux contraintes économiques des entreprises et sont sources de dépassement de budget et de délai, et surtout de conflits.
La bonne manière de travailler semble être de :
  • prévoir une liste de fonctionnalités (backlog) et d'estimer le budget correspondant
  • définir des sous ensembles de ces fonctionnalités, avec un cycle de livraisons fréquent (qq semaines)
    => l'utilisateur peut concrétiser son besoin et réagir rapidement
    => on décide de modifier certaines fonctionnalités, d'en ajouter ou d'en retrancher
    => on ré-estime le budget et le planning
    si il dépasse ce qui était prévu (ce qui est majoritairement le cas), on a 2 choix : 
    • conserver le budget initial => il faut enlever d'autres fonctionnalités ou les retarder (les placer sur le budget de l'année suivante)
    • accroître le budget (c'est souvent la première solution qui est choisie)
  • industrialiser les développements et les livraisons pour que les livraisons ne soient pas chronophages mais de qualité
Ces méthodes commencent à se répandre de plus en plus dans les services informatiques des entreprises, les sociétés de services, et de manière moins visible chez les éditeurs (bien que les nouvelles applications web aient tendance à suivre ce rythme élevé de livraisons fréquentes, initié par Google depuis qq années).

Il me semble que les projets concernant le décisionnel, qui souffrent d'une réputation de projets lourds et coûteux, auraient tout intérêt à rapidement adopter ces méthodes, d'autant que les nouveau outils BI me semblent plus adaptés (cf. l'article sur ce sujet : Les nouveaux outils de pilotage de l'entreprise).
De la même manière que pour les projets de développement classiques, la rigueur dans la conception et le développement, l'outillage et l'industrialisation des développements et des livraisons sont les conditions du succès.
Prenons un projet "classique" décisionnel :
  • des besoins identifiés avec les utilisateurs : comment les valider si ce n'est en leur mettant sous les yeux un tableau de bord affichant les indicateurs
    => identifier le domaine fonctionnel prioritaire (en général celui qui va faire gagner rapidement de l'argent à l'entreprise) et dans ce domaine les indicateurs critiques (idem)
    => construire le modèle de données
    => identifier les données source
    => construire l'alimentation
    => construire le tableau de bord, les rapports
    => les montrer aux utilisateurs
  • Réactions, retours des utilisateurs : 2 cas :
    • nouveaux indicateurs, nouveaux axes d'analyse
      => rebelote : analyse des données sources, modif du schéma du datawarehouse, modif des alimentations, modif des tableaux de bord
    • détail supplémentaire dans les tableaux ou ajout de donnée déjà présente dans les tables du datawarehouse : la modif peut même se faire "en live" avec l'utilisateur
Tout ceci, bien outillé, normé, industrialisé, peut se faire rapidement, je dirais même plus rapidement qu'un projet classique car 
  • les modèles de données décisionnels sont plus simples que les modèles des applis transactionnelles
  • le "code source" est structuré par les outils et on peut en général rapidement identifier les impacts d'une modification   
Il est évident que pour livrer le plus rapidement possible quelque chose de concret aux utilisateurs, il est préférable de s'appuyer sur des modèles déjà conçus, voire de s'appuyer sur des tableaux de bord déjà développés pour la phase d'identification des besoins des utilisateurs, sur lesquels ils vont pouvoir concrétiser leurs idées et réagir.
Cela fait aussi l'objet d'un article récent sur le blog : Un outil décisionnel disponible en quelques semaines ?
Et c'est le principe de base du pack Performance, dédié aux métiers de la supply chain : http://www.6it.fr/static9/pack-performance.htm