lundi 21 novembre 2011

Nouvelle génération d'outils BI : Attention de ne pas mettre à dos utilisateurs et DSI

Depuis l'arrivée de la nouvelle génération d'outils de Business Intelligence, Qlikview en tête, on a de plus en plus tendance à lire des articles ou des discours marketing selon lesquels ces outils "libèrent les utilisateurs des contraintes de la DSI" ou "donnent de l'indépendance aux utilisateurs" ou bien encore "sont tellement simples qu'ils sont à la portée de n'importe quel utilisateur d'Excel".

On peut lire également que ces nouveaux outils ont un effet négatif, qui est de mettre la DSI dans l'embarras, au vu de la facilité qu'on les utilisateurs à analyser les données du SI, sans vraiment avoir besoin de la DSI, alors qu'auparavant ("avec les anciens outils") on ne pouvait pas faire le moindre rapport sans passer par l'informatique.

Mes cheveux se hérissent à chaque fois que je vois des messages de ce genre.
Bien sûr, on ne peut pas en vouloir aux services marketing, c'est leur métier et leur raison d'être de faire passer des messages attractifs aux directions métier qui sont, in fine, les financeurs des investissements IT.
Mais mon rôle de consultant est de prendre du recul par rapport à ces discours marketing et de conseiller mes clients.

Les objectifs des outils BI (ou décisionnels) sont de plusieurs ordres :
  • donner une vision unifiée des données de l'entreprise et des KPIs qui en découlent, afin que les décideurs ne perdent pas de temps à savoir qui possède le chiffre juste
  • Fournir aux utilisateurs qui ont besoin de prendre des décisions des indicateurs fiables, et donc basés sur un référentiel (clients, produits, ...) fiable 
  • Fournir une vision historique des données, permettant d'en tirer des corrélations ou des modèles afin de "prédire" l'avenir.
  • Et bien sûr, donner aux utilisateurs un outil le plus simple d'emploi possible

Le sujet n'est donc pas qui, de la DSI ou des utilisateurs, doivent prendre le contrôle des données, mais d'assurer la qualité des données, une condition préalable à la mise en place d'indicateurs fiables pour l'ensemble de l'entreprise.

Quelle que soit la qualité de l'outil, si les données sources des indicateurs sont de mauvaise qualité, les indicateurs seront de mauvaise qualité ("garbage in, garbage out" : de la m.... en entrée, de la m.... en sortie). Et peu importe si les graphiques sont super sympas, et si l'utilisateur peut parcourir ses données de manière associative. Si les données du SI n'ont pas été qualifiées, nettoyées, les décideurs ne pourront pas prendre de bonnes décisions.

La nouvelle génération d'outils de BI apporte sans conteste une plus grande facilité de manipulation des données et des indicateurs, la possibilité de les consulter sur les nouveaux terminaux mobiles, leur disponibilité sur le Web et leurs fonctions collaboratives apportent de nouvelles perspectives aux entreprises et à leurs partenaires.

Mais ces nouveaux outils ne dispensent pas des tâches en amont qui, au vu de la complexité des SI aujourd'hui, ne peuvent pas être assurées par les utilisateurs seuls.
Il faut bien mettre en place des binômes entre utilisateurs et DSI, en utilisant des outils performants, chacun pour leurs tâches de prédilection :
  • ETL pour assurer qualité et alimentation des données, sous la responsabilité de la DSI
  • Dashbording/Reporting pour l'agrégation, la restitution et l'analyse des indicateurs qui en découlent, par les utilisateurs

Qu'en pensez vous ?


mardi 15 novembre 2011

Supply Chain : tendances Process & IT aux Etats-Unis

Il est quelquefois important de sortir de sa bulle et de regarder ce qui se passe à l'extérieur.
Les tendances venant des Etats-Unis sont assez souvent précurseurs de ce qui va se passer en Europe.

Je vous ai donc concocté une synthèse de 2 articles parus sur le site "Logistics Management" (http://goo.gl/WPwzG et http://goo.gl/yFtur) étudiant les tendances constatées dans les activités Supply Chain en 2011 aux Etats-Unis, du point de vue des process et des investissements IT.



Première grande tendance observée : la consolidation des actifs :
  • diminution du nb d'entrepôts
  • amélioration des process d'entreposage / de la productivité / réduction des effectifs
  • baisse des investissements dans l'automatisation et la mécanisation, car l'occupation des entrepôts est meilleure, donc les coûts d'occupation diminuent et le besoin d'outils de densification du stockage est moins primordial
  • poursuite des améliorations devt durable, recyclage, éclairage, ...

Seconde tendance : mise en oeuvre de process pour la prévention des catastrophes (suite au tsunami au Japon) :
  • redondance des réseaux d'approvisionnement
  • externalisation / redondance des systèmes informatiques / Déploiement des SI dans le Cloud

Coté Transports, l'augmentation importante des coûts des carburants aux Etats-Unis ont conduit les entreprises américaines à s'intéresser de près aux solutions d'optimisation d'itinéraires et de localisation des entrepôts.

Coté purement IT, les investissements RFID sont à la baisse (tendance déjà observée en 2010), en faveur de solutions plus conventionnelles pour le stockage, le picking et le réapprovisionnement, probablement également à cause des coûts de cette technologie.

La mobilité est par contre à l'honneur, notamment dans les entrepôts : utilisation des tablettes en forte croissance.

Les outils de Business Intelligence quand à eux sont de plus en plus utilisés comme outils pro-actifs : les possibilités des outils de traiter de plus en plus de données permettent d'analyser les données du passé et de détecter des corrélations ou des modèles permettant de "prédire" l'avenir.
La Business Intelligence doit également devenir collaborative : les outils doivent permettre de partager ces informations avec les sous-traitants, notamment les transporteurs, afin d'optimiser leur process et diminuer leurs coûts.

Finalement, rien de bien nouveau par rapport à ce qui se passe chez nous ...

Qu'en pensez vous ?