lundi 10 décembre 2012

Le groupe Ayme équipe son SI d'un référentiel produits

Le groupe Ayme est depuis plus de 100 ans une entreprise spécialiste du pneumatique et de l'entretien auto.
Son activité est partagée entre le marché des particuliers et celui des professionnels (transporteurs, flotte de véhicules, ...).
Son réseau d'agences s'est étoffé au cours du temps pour atteindre aujourd'hui plus de 90 points de vente et 850 collaborateurs, sous l'enseigne "Côté Route".
Depuis un an, un effort particulier est porté sur la distribution de pneumatiques et des prestations associées via le Web au travers du site CoteRoute.fr

Parallèlement, l'entreprise a lancé un projet de migration de son SI vers un nouvel ERP afin d'accompagner sa croissance.

L'une des caractéristiques de l'entreprise, comme beaucoup d'entreprises de distribution, est la maîtrise de son catalogue Produits, de leurs caractéristiques et de leurs tarifs d'achat et de vente, et la prise en compte d'un nombre important de fournisseurs, allant des plus grandes marques du marché (Michelin, Goodyear, Bridgestone, Pirelli, ...) jusqu'à des fournisseurs spécialistes de certains types de pneumatiques (agricole, travaux publics, ...)
Les caractéristiques des pneumatiques sont diverses, allant des dimensions aux critères environnementaux et de performance (décibels, adhérence sur sol mouillé, ...), en passant par leur type d'usage ou de véhicule associé (Neige, 4x4, Moto, ...).

L'enjeu de l'outil de gestion du Référentiel Produits, et plus généralement de la gestion des "Master Data" (ou "Master Data Management" en anglais) est multiple :
  • Intégrer l'ensemble des produits fournis par les différents "manufacturiers" (fabricants de pneumatiques)
  • Valider les données reçues (nouveaux produits, nouveaux tarifs, ...) avant de les diffuser vers le Système d'information
  • Diffuser les informations vers les différentes briques du Système d'information : ERP, Site Web B2B ou site Web B2C (CoteRoute.fr)
    Le type des données envoyées (caractéristiques techniques, tarifs, ...) et la liste des données envoyées (uniquement les nouveaux produits, uniquement les produits de certaines marques, ...) pouvant varier en fonction de la cible
Pour plus d'informations sur le principes du "Master Data Management",
vous pouvez également consulter le MDM pour les nuls

Le processus général mis en place pour le groupe Ayme est le suivant :

  1. Les données Produits provenant des fournisseurs sont intégrées dans un espace temporaire avant validation de l'utilisateur, et subissent une première série de contrôles (format des données notamment)
    Un certain nombre d'informations reliées à des tables de référence sont contrôlées et si de nouvelles références apparaissent, elles devront être validées par les utilisateurs
  2. Une application permet de valider les nouvelles catégories et leur correspondance avec les tables de référence de l'entreprise
  3. Une fois cette étape validée, les données sont réellement intégrées dans le référentiel Produits 
  4. A l'issue, on consulte les nouveaux produits, les nouveaux tarifs, ... on peut modifier certaines informations, et on les valide 
  5. On peut également avec l'application définir les critères de diffusion de données
    Ces critères sont utilisés par les traitements de diffusion vers les différentes briques du Système d'information
Techniquement, la base de données est hébergée sur un serveur MySQL et l'ensemble des flux est réalisé et ordonnancé par la suite Talend Integration Suite.

Pour plus d'informations, vous pouvez nous contacter sur notre site ou par téléphone au 04.84.25.17.94 ou 06.24.91.02.03


mercredi 14 novembre 2012

Apple : l'histoire se répète ?

En 1985, Steve Jobs est poussé à la démission de son poste de CEO d'Apple par le conseil d'administration de la société.
Pendant 10 ans, le Macintosh est sur une pente descendante aux niveaux des ventes, pendant que Microsoft, avec MS-DOS puis Windows, inonde le marché avec une stratégie payante, même si elle n'est pas innovante : ouvrir son système d'exploitation au maximum de constructeurs de PCs.

En 1996, le système d'exploitation conçu par la société Next, fondée par Steve Jobs est racheté par Apple pour devenir le nouveau système d'exploitation des Mac : MacOS X, puis Steve Jobs reprend les rennes de la société.
On connait la suite : iPod, iPhone, iPad
Steve Jobs suit toujours la même logique : contrôler l'ensemble de la chaîne, du système d'exploitation au matériel, en passant par les logiciels et le contenu, dans un écosystème fermé et maîtrisé.

Le gros avantage de cette stratégie est de concevoir des produits de grande qualité, à un coût (et une marge) élevé. Son génie du design et du marketing font le reste et les produits Apple s'arrachent, la marque devient une sorte de secte, avec son gourou et ses adeptes.

Pendant ce temps, Microsoft perd pied et ne voit pas venir la vague du Web, des smartphones et des tablettes.

Un troisième acteur, Google, géant du Web, avance ses pions et rachète en 2005 une petite société qui a conçu des logiciels et un système d'exploitation pour terminaux mobiles : Android.
En 2008, une première version aboutie d'Android est déposée en open source, et donc utilisable par n'importe quel constructeur qui souhaite l'intégrer dans ses téléphones : une stratégie diamétralement opposée de celle d'Apple.
Le premier smartphone utilisant Android est fabriqué par HTC.

A partir de là, les versions d'Android et les modèles de smartphones s'enchaînent, jusqu'à inonder le marché et ravir la première place du système d'exploitation sur smartphones à Apple.

Aujourd'hui, l'iPad reste encore la première tablette du marché, mais plus pour longtemps si l'on en croit les analystes.
Les tablettes Nexus 7 et 10 pouces, avec des tarifs agressifs, vont faire un malheur d'ici Noël, et vont être suivis par l'ensemble des constructeurs équipant leurs tablettes avec Android.
Ce qui va avoir un effet positif sur l'ensemble de l’écosystème Google : Market (Google Play qui s'ouvre aujourd'hui aux contenus : livres, films et musique), Publicité, Réseau social (Google+) et Google Apps (Mail, Drive, ...).

Pendant ce temps, depuis le départ de Steve Jobs, bien involontaire cette fois ci, on a l'impression qu'Apple est à la recherche d'un second souffle, peine à innover et à faire rêver ses aficionados, et se contente d'essayer de suivre le train d'enfer mené par Google.
Et on se rend compte que la stratégie de fermeture du marché, de tarifs haut de gamme, si elle n'est pas accompagnée d'une innovation, d'un marketing à la hauteur, et d'un leader/visionnaire, ne peut résister à une stratégie d'ouverture au grand public et d'inondation du marché, même si l'innovation n'est pas vraiment au rendez-vous.

Google a remplacé Microsoft dans le rôle du suiveur et Apple aura du mal à y faire face.
Là où je vois une différence entre Microsoft et Google, c'est quand Steve Jobs disait à propos de Microsoft : « Ces gens-là sont incapables d'avoir des idées, ils ne cherchent pas à apporter du savoir ou du bonheur à l'humanité avec leurs produits. »
Google, contrairement à Microsoft, et à Apple d'ailleurs, au delà de l'argent qu'ils génèrent avec leur écosystème,  apportent des services aux utilisateurs : Google Mail, Google Drive, Google Maps (+ Navigation), Google Earth, Picasa, Youtube, Google+, ...

vendredi 19 octobre 2012

easy KPIs : vos KPIs Supply Chain en mode Google Apps


6 IT innove à nouveau en fournissant aux acteurs de la Supply Chain une plate-forme Web collaborative d'analyse des performances de leurs activités (KPIs et tableaux de bord).

La plate-forme easy KPIs repose sur un processus simple permettant aux donneurs d'ordre et à leurs prestataires (transport ou entreposage) de partager leurs indicateurs communs :


  1. Un partenaire charge ses données, soit par l'interface du site, soit en mettant en place un programme automatisé de transfert des données
  2. Il reçoit un compte-rendu d'intégration, puis valide les nouveaux partenaires identifiés dans les données
    Pour chaque nouveau partenaire identifié (pour qui des données ont été chargées), il peut envoyer une invitation à se connecter sur la plate-forme
  3. Les 2 acteurs (ou plus) visualisent leurs tableaux de bord et collaborent sur leurs indicateurs communs

Chacun y trouve son compte :
  • Les transporteurs ou les prestataires logistiques fournissent à leurs clients un outil innovant pour une meilleure vision de leurs indicateurs
  • Les donneurs d'ordre disposent de manière simple d'une vision consolidée des indicateurs de leurs prestataires
Et tout le monde contribue à l'amélioration globale des performances de leur Supply Chain.



Pour illustrer, voici 2 situations opérationnelles dans lesquelles que tout le monde se reconnaîtra :
easy KPIs est une solution innovante à tous les points de vue :
  • Interface Web ergonomique permettant d'un coup d'oeil d'avoir une vision globale de ses données
  • Véritable outil collaboratif permettant en quelques minutes d'associer ses partenaires au suivi des indicateurs et à l'amélioration globale des performances de la Supply Chain
  • Solution mobile fonctionnant sur PC, MAC, tablette, smartphone
  • Offre toutes les avancées récentes en matière de Business intelligence : navigation interactive dans les données, simulation de scénarios, ....

Elle est accessible en mode locatif, permettant de disposer d'une solution de Business intelligence moderne et collaborative sans investissements matériels et logiciels.

Pour plus d'informations, rendez vous sur http://www.easy-kpis.com





Créée en juin 2010, la société 6 IT édite également le pack Performance, solution intégrée de pilotage et d'analyse (tableaux de bord, Kpis) dédiée aux activités de la Supply Chain.
6 IT fournit des prestations de conseil, démarrage et mise en place de projets d'amélioration des performances du Système d'information des entreprises : une large palettes de services, allant du conseil (modernisation / fiabilisation du SI, amélioration des performances de l'entreprise) à la mise en place des outils nécessaires (gestion des flux de données, outils de pilotage, applications de gestion collaboratives).
Toujours à la pointe de la veille sur les meilleurs outils et pratiques permettant à vos projets de démarrer et aboutir le plus rapidement possible.

mercredi 10 octobre 2012

Big data : Vos données valent de l'or

ou Comment améliorer les performances de l'entreprise en capitalisant sur les données du Système d'Information

Votre Système d'Information regorge de données :
  • elles sont d'origines diverses : saisies, Sites Web, EDI et internes à l'entreprise ou partagées avec vos clients et/ou partenaires
  • elles concernent toutes les activités de l'entreprise : Production, Commerce, Finances, RH, Supply Chain
  • elles sont sources de performances pour votre entreprise : gains de productivité (pas de resaisie), prise de décisions opérationnelles et stratégiques, avantage concurrentiel
Quels sont les outils, les bonnes pratiques pour tirer parti de ces données ?

La première étape pour optimiser la gestion de ses données, accroître la productivité des employés et fiabiliser le Système d'Information est d'automatiser les échanges de données avec les partenaires (fournisseurs, prestataires) et les clients.
On évite ainsi les ressaisies de données, on limite les erreurs et on augmente les performances globales dans la gestion de l'entreprise.

La 2° action à mener est la mise en place d'un référentiel des données de l'entreprise, ou Master Data Management en anglais.
Un article y est consacré sur notre blog : Le MDM (Master Data Management) pour les nuls
En synthèse, cela consiste à fiabiliser les informations critiques de l'entreprise : clients/prospects, catalogue produits, marques, modèles, ...
Ces informations pourront éventuellement être monétisées auprès de vos clients (professionnels) ou partenaires ou diffusées vers le grand public pour accroître la notoriété de votre entreprise.

Les données de référence constitueront le socle de votre "Business Intelligence" : Base de données et Outils de visualisation permettant d'agréger les données de l'entreprise et d'en tirer les indicateurs et tableaux de bord  stratégiques pour une meilleure vision et la planification des activités de l'entreprise.

Et le "Big Data" dans tout ça : quesako ?

Les entreprises accumulent de plus en plus de données dans leurs Systèmes d'information. Cette masse de données est décuplée avec les applications Web, les applications mobiles et l'accélération des échanges commerciaux mondiaux.
La notion de Big Data est aujourd'hui surtout utilisée dans le cadre des Systèmes d'Information des marques grand public qui ont beaucoup de clients/prospects.
L'objectif de ces entreprises est de récolter le maximum d'informations concernant leurs clients existants ou potentiels, leurs habitudes d'achat, bref les informations décrivant les consommateurs pour mieux cibler les campagnes marketing.
Les réseaux sociaux constituent un outil de choix pour fournir ces informations.
Les données récoltées sont compilées et agrégées afin de produire des statistiques et indicateurs marketing.

Mais l'augmentation des volumes de données traitées est également constatée dans les activités et les métiers liés à la Supply Chain : producteurs, distributeurs, prestataires Transport et Entreposage.
Un exemple significatif qui vient tout de suite à l'esprit : la traçabilité des produits (et des articles), depuis la production / l'import jusqu'au consommateur, nécessite de tracer le code EAN de chaque palette, de chaque colis, voire de chaque Unité de Vente Consommateur (UVC).
Vous pouvez imaginer la masse des données qu'il est nécessaire de tracer à toutes les étapes de la Supply Chain :
  • à la production / à l'import
  • dans les entrepôts (entrée / stockage / sortie)
  • dans les camions
  • dans les magasins
  • à l'arrivée chez le consommateur

Voici donc, en résumé, les outils et les bonnes pratiques à mettre en place, dans cet ordre :
  • Automatisation des échanges avec les clients et partenaires
  • Récolte automatique des données provenant des sites Web et/ou mobiles
  • Constitution d'un référentiel de données (catalogue Clients / Fournisseurs / Produits) fiable
  • Récolte, contrôle / nettoyage et agrégation des données internes de l'entreprise (ERP, logiciels de production, ...)
  • Mise en place d'indicateurs et de tableaux de bord basés sur ces données fiables
Un logiciel professionnel d'automatisation des échanges et traitements de données constituera le socle de toutes ces étapes.

Vos données valent de l'or : prenez en soin !

6 IT possède une expertise sur ces sujets de Data Management, les outils et les bonnes pratiques qui vont vous permettre de valoriser votre Système d'information et capitaliser sur les outils déjà en place.

mardi 25 septembre 2012

Partagez vos KPIs avec vos clients et partenaires


Nous vous en parlions depuis quelques semaines, à travers des exemples vécus (On parle toujours des trains qui arrivent en retard et  Flux tendus : Vous avez dit tendus ? ) :
la sortie de notre plate-forme collaborative d'analyse de KPIs est imminente.

Le principe : Partagez vos indicateurs et tableaux de bord avec vos clients et partenaires en quelques minutes :

Chargez vos données

Détection des erreurs à l'intégration et possibilité de corriger les données au fil de l'eau



Invitez vos clients et partenaires

Détection automatique des nouveaux partenaires et envoi à la demande d'invitations / mises en relation



Partagez vos KPIs

Profitez de toutes les possibilités d'une solution de Business Intelligence innovante et simple d'emploi
Commentez les indicateurs
Simulez des scénarios, ...




easy KPIs est un véritable outil collaboratif : innovant, il vous offre toutes les fonctions modernes d'analyse de KPIs et de constitution de tableaux de bord, sans investissements matériels ou logiciels nécessaires, directement utilisable en quelques minutes.

Au programme :
  • Une palette d'indicateurs Supply Chain fournie en standard
  • KPIs et tableaux de bord complètement personnalisables
  • Partage de commentaires sur les graphiques
  • Simulation de scénarios à partir des données existantes
  • Visualisations cartographiques et sous forme de flux
  • ... ...

mercredi 29 août 2012

Un ordonnanceur EDI à base de Talend



L'été a été bien rempli chez 6 IT.
Nous avons travaillé en parallèle sur 2 projets innovants et sources de performance pour les SI des clients :
  • Pour un client dans le monde du Retail : mise en place d'un Référentiel produits (MDM pour Master Data Management) et des flux d'alimentation des produits en provenance des différents fournisseurs
  • Pour un Prestataire Logistique : mise en place d'un ordonnanceur EDI (automatisation du routage et du traitement des échanges de données entre partenaires)
Le point commun entre ces 2 projets : ils ont tous les deux été réalisés avec l'outil d'intégration de données Talend ( http://fr.talend.com/ )

Cet article est consacré au projet d'ordonnanceur EDI.
Le projet de Référentiel Produits fera l'objet du prochain article.

L'objectif du projet était de doter le client (un prestataire logistique) d'un outil permettant de rationaliser les flux d'échanges de données avec ses clients :
  • un outil commun pour progressivement remplacer les différents outils mis en place au cours du temps avec ses différents clients
  • automatiser les échanges et faciliter leur suivi
  • au passage, définir des formats d'échange standards avec ses clients (beaucoup de petits clients ouverts voire demandeurs de formats d'échanges normalisés)

Après un premier prototype développé pour un de ses clients, le prestataire logistique a été convaincu par l'architecture mise en place, et notamment l'utilisation de Talend comme outil d'intégration de données, il a décidé de lancer le projet d'ordonnanceur EDI qui sera progressivement déployé pour l'ensemble de ses clients (sauf 2 gros clients avec qui une mécanique spécifique a déjà été mise en place).

Le principe est de mettre en place des tables de paramétrage qui vont décrire :
  • les clients avec qui on échange
  • les types de messages échangés (commandes, avis d'expédition, état des stocks, ...)
  • les échanges effectivement définis entre le prestataire logistique et ses clients : un échange est défini pour un client et un type de message, il contient également le type de transfert utilisé (FTP, Mail, ...)

Voici en synthèse l'algorithme des traitements de l'ordonnanceur :


L'ordonnanceur est déclenché à intervalles réguliers, il scrute la table des échanges, récupère les fichiers éventuellement à disposition et si des fichiers sont disponibles, déclenche les jobs de traitement correspondants.
Toutes les exécutions sont tracées dans une table de suivi, les fichiers en entrée et en sortie sont archivés, les logs sont enregistrés dans des fichiers.
Chaque ligne de suivi fait référence aux fichiers en entrée et en sortie ainsi qu'au fichier de log.

Le traitement des fichiers suit toujours la même logique :
  • un job de traitement des données en entrée : il lit le fichier et enregistre les données dans une table de la base de données
  • un job de production du fichier nécessaire en sortie : il lit les données nécessaires à l'aide d'une requête SQL (plus ou moins complexe en fonction des données nécessaires en sortie) et produit le fichier de sortie
Cette méthode possède plusieurs avantages :
  • Les données qui transitent dans les fichiers sont enregistrées en base de données et peuvent être disponibles à des fins de consultation ou de vérification (en cas de litige avec un client) ou pour d'autres traitements éventuels
  • Quelque soit la complexité des données à produire en sortie, une requête SQL permet d'extraire toutes les données nécessaires, de manière relativement simple et performante => la maintenance en est grandement facilité
  • Utilisable quelque soit l'outil d'échange utilisé
    Voir également à ce sujet un article dédié à cette méthode : http://blog.6it.fr/2011/08/gestion-des-echanges-edi-avec-talend.html
Pour illustration, voici une copie du job principal constituant l'ordonnanceur :

La productivité et la puissance de Talend permet de faire évoluer facilement les fonctionnalités de cet ordonnanceur en fonction de vos besoins.
La base de données utilisée dans le cadre de ce projet est SQL Server mais peut être portée facilement sur MySQL ou Oracle.

N'hésitez pas à nous contacter : 04.84.25.17.94  ou  06.24.91.02.03

mercredi 6 juin 2012

Le MDM (Master Data Management) pour les nuls


Master Data Management : encore un acronyme anglo-saxon qui peut être traduit en français par Gestion des Données de Référence (ou du Référentiel des Données).

Qu'est ce que le Référentiel des Données pour une entreprise ?
Il s'agit des informations qui constituent la base du Système d'Information de l'entreprise : données Clients, Produits, Employés, Fournisseurs, Structure de l'entreprise, ...
Ces données sont gérées dans les différents logiciels de gestion de l'entreprise : CRM, Comptabilité, Paie, Gestion commerciale, Gestion de production, Gestion d'entrepôts, ...

Là où cela se complique, c'est que ces données sont souvent gérées en double voire en triple, dans plusieurs logiciels.
Par exemple :
  • Clients gérés dans le CRM, dans la gestion commerciale et la comptabilité
  • Produits gérés dans la gestion commerciale et la gestion de production

Cette double gestion implique souvent une double saisie, et des différences entre les différentes versions des mêmes données.
Qui n'a pas vécu cette expérience : vous appelez votre sevice clients à la suite d'un déménagement, afin de leur communiquer votre nouvelle adresse.
2 mois plus tard, vous recevez toujours du courrier à votre ancienne adresse.

C'est une situation typique d'une entreprise qui n'a pas assuré la synchronisation des données entre son logiciel de CRM (service clients) et son logiciel de gestion commerciale.
Résultat : pertes de temps, erreurs lors des doubles saisies, mais surtout des factures qui n'arriveront pas à domicile et nécessiteront des actions manuelles de recouvrement, coûteuses pour l'entreprise.

Des données de référence non fiables ont également un impact sur le pilotage de l'entreprise.
Imaginez que vous analysiez vos ventes par département ou par région : les erreurs d'adresse de vos clients vont immanquablement fausser vos analyses.

Alors, comment mettre en place les bonnes pratiques et les outils qui vont vous permettre d'améliorer votre gestion des données de référence ?
  1. Identifiez vos données de référence : ça peut paraitre évident mais cela va mieux en le disant
  2. Identifiez les logiciels dans lesquels ces données sont gérées et parmi ceux ci, quelles sont les sources des données (où sont créées les données)
  3. Mettez en place une synchronisation des données entre les logiciels : du logiciel source des données vers les logiciels qui utilisent ces données, et profitez en pour "nettoyer" les données (détection, correction des doublons, ...)
    Un logiciel comme Talend, gratuit dans sa version open source, vous permet de mettre en place rapidement une synchronisation de données entre 2 logiciels
  4. Créez une base "référentiel" : elle contiendra l'ensemble de vos données de référence et permettra de les diffuser vers l'ensemble des logiciels
    Cette base contiendra une version unique de vos données de référence, et des données "nettoyées" (sans doublons, ...)
    Cette base sera accompagnée d'un outil offrant les fonctions suivantes :
    • Affichage / correction / validation des nouvelles données
    • Distribution de ces données vers les logiciels "utilisateurs"

Ci-dessous un exemple du fonctionnement de la gestion du référentiel

Globalement, le principe de fonctionnement du MDM est le suivant :


Une bonne gestion de votre référentiel de données est la base de la bonne gestion de votre Système d'Informations.
Vous avez dépensé du temps et de l'argent pour déployer vos logiciels de gestion, autant faire ce qu'il faut pour tirer avantage de vos données.
Le référentiel de données va également constituer la première brique de vos outils de Business Intelligence (ou informatique d'aide à la décision). Basé sur ce référentiel, vous allez pouvoir mettre en place des indicateurs de pilotage de vos activités et des performances de votre entreprise.

6 IT peut vous accompagner en vous conseillant sur les bonnes pratiques, en mettant en oeuvre des outils simples, efficaces et pragmatiques : contactez nous


dimanche 20 mai 2012

Flux tendus : Vous avez dit tendus ?

Ce matin là, Jean-Paul avait plutôt bien démarré la journée : pour une fois, il avait passé une bonne nuit, petit footing matinal, une douche et un petit déjeuner copieux. Il était d'attaque pour une longue journée à la Direction Logistique de Système U Sud.

Arrivé à 8h30, il consulta la liste de ses mails de la nuit. Un mot dans le sujet d'un mail attira son attention : "J+1"


Il ouvrit le mail et son sang ne fit qu'un tour : la direction des appros magasins demandait encore une fois de réduire les délais de réappro des boissons. C'est vrai qu'il faisait chaud en ce mois de juillet et depuis 2 semaines que durait la canicule, la demande ne faisait qu'augmenter. Les hyper de Nîmes, Montpellier et Vitrolles étaient en rupture.
Ce n'était pourtant pas faute de les avoir prévenus la semaine dernière.
De toute façon, il allait falloir assurer. Jean-Paul appela le responsable d'exploitation de Norbert Dentressangle :
"- Bonjour Alex, est-ce que tu peux m'envoyer 5 camions à 7h00 demain matin sur l'entrepôt de Vendargues ?
 - Je regarde ça de suite, mais je ne te promets rien, c'est très tendu en ce moment.
   Je te rappelle."
.... ....
"- Jean-Paul ?
 - Oui, tu m'annonces une bonne nouvelle ?
 - une bonne et une mauvaise, je commence par la bonne :
   on va pouvoir t'envoyer 5 camions demain matin.
 - Super, tu es un chef.
   Et la mauvaise ?
 - On est à bloc chez nous, on va devoir affréter, il faut prévoir un surcoût de 15%."

Jean-Paul n'avait pas le choix, il fallait maintenant faire passer la pilule à la direction Appros magasins et au responsable expéditions.
Il rédigea la réponse au mail :
"OK pour la livraison des 155 palettes sur les hypers de Nîmes, Montpellier et Vitrolles.
Nous devrons imputer un surcoût de 515 € à répartir sur les 3 hypers au prorata du poids transporté."

Il n'attendit pas 5 minutes avant de recevoir une réponse :
"Jean-Paul, nous ne pouvons pas prendre en charge un surcoût sur des frais dont vous êtes le gestionnaire.
Libre à vous de vous organiser au mieux et de changer de transporteur s'il le faut."

Jean-Paul était zen ce matin, il prit le ton le plus sobre qu'il put pour répondre au directeur appros :
"Jacques, nous subissons depuis 2 semaines la hausse des volumes Boissons. La météo ne prévoit pas d'accalmie de la canicule pour le moment.
Les demandes de réappro en J+1 nous ont pour l'instant couté la bagatelle de 8500 €.
Je te propose de mettre à la disposition de la direction Appros et des responsables magasin un outil vous permettant de simuler le surcoût entre une réappro anticipée à J+2 et une réappro J+1"

Réponse de Jacques :
"Je veux bien essayer ton outil, mais j'ai peur que la canicule soit finie avant qu'il soit au point." 
Jean-Paul :
"Détrompes toi, je peux vous donner un accès cet après-midi, basé sur tes volumes de vente journaliers et nos coûts Transport.
Et pas seulement pour les boissons."
Jacques :
"Jean-Paul, tout ça me semble intéressant, mais j'aimerais également avoir une vision consolidée de tous nos magasins. C'est possible ?"
Jean-Paul :
"Bien sûr, l'outil est prévu pour ça."
Jacques :
"Et comment ça s'installe, ce truc ?
Tu sais que la politique de sécurité sur les postes de travail est draconnienne en magasin."
Jean-Paul :
"Pas de soucis, c'est une application qui fonctionne sur navigateur web, rien à installer sur le poste de travail.
Je t'envoie l'adresse web cet après-midi."

Le lendemain matin, Jean-Paul ouvre sa boite mail et scrute ceux en provenance de la direction Appros.
Mail de Jacques :
"Bonjour Jean-Paul, nous avons bien reçu les livraisons Boissons. 
Merci à ton équipe.
D'autre part on a testé ton outil hier en fin d'après-midi. 
On a tous pris conscience des conséquences de notre manque de prévision.
Les chiffres sont éloquents.
On a décidé le process suivant :
on t'envoie tous les jours, en fin de matinée, les prévisions de livraison pour J+2, en fonction de nos ventes de la veille et des prévisions météo.
Petite cerise sur le gateau : serait il possible d'intégrer dans notre tableau de bord les prévisions Meteo France pour les 4 jours à venir ?"

Jean-Paul :
"Je suis content que l'outil vous (nous) rende service.
Je vais pouvoir enfin dormir tranquille  ;-)
Pour répondre à ta question : oui , c'est possible !
Je te propose de l'étendre à l'ensemble de nos magasins, cela pourra rendre d'autres services. Je pense notamment aux périodes de fête."

Anticiper les évènements plutôt que prendre des décisions sous la pression du quotidien, y voir clair pour éviter les situations de stress et de conflit, voilà qui peut faire gagner beaucoup de productivité au travail, tout en réduisant les coûts de la chaîne d'approvisionnement.

Dans la série "La Supply Chain dans tous ses états", vous pouvez également consulter : On parle toujours des trains qui arrivent en retard

mardi 15 mai 2012

6 IT participera au salon UseIT / Spilog, les 5 et 6 juin 2012


Les 5 et 6 Juin prochain aura lieu la seconde édition du salon UseIT / Spilog.
Son objectif : réunir les décideurs du bassin « Rhône-Méditerranée ». Pour cela, la Halle Tony Garnier de Lyon s’ouvre aux solutions logicielles utiles au développement de l’entreprise et se divise en quatre univers dont le salon Use IT Business dédié aux solutions IT et le salon Spilog, espace dédié à la Supply Chain et au Transport.
A cette occasion, 6 IT présentera le pack Performance, solution de pilotage et d’analyse dédiée aux activités de la Supply Chain.
En collaboration avec Digdash, notre partenaire technologique, nous vous proposerons notre expertise pour répondre à toutes les questions que vous vous posez sur les solutions de suivi et d’optimisation de la performance de vos activités Transport et Logistique.



Vous pourrez nous rencontrer à l’entrée de l’espace Use IT Business, entre la salle de conférence Spilog et les halles géomatiques (stand B29).


Nous vous attendons nombreux !



mercredi 9 mai 2012

Le pack Performance - KPIs Supply Chain : version smartphone

Nouveau serveur, nouvelle version du pack Performance et version optimisée pour smartphones
Venez visiter le site de démo : performance.6it.fr
Version mobile (identifiant : demo_fr,  mot de passe : demo)
performance.6it.fr:8080/ddenterpriseapi/mobile

lundi 7 mai 2012

6 IT rejoint le Cluster Paca Logistique

6 IT a rejoint le Cluster Paca Logistique au début du mois de mai, afin d'apporter à ses membres sa vision du Système d'Information des entreprises de Transport et de Logistique et de leurs clients donneurs d'ordre.

Le Cluster Paca Logistique est une association loi 1901, ouverte à toutes les entités dont l’activité principale, partielle ou la compétence reconnue s’inscrit dans le domaine de la logistique : entreprises, organismes de formation et de recherche, institutions et collectivités territoriales.

Labellisé Pôle Régional d’Innovation et de Développement Economique Solidaire (PRIDES) depuis février 2008, le Cluster Paca Logistique a pour vocation de :
  • Promouvoir la filière et ses acteurs
  • Doter le territoire et ses entreprises d’une avance technologique et organisationnelle durable en œuvrant à la mise en réseau des acteurs et en inscrivant la logistique régionale dans une démarche d’innovation et de veille prospective
Pour en savoir plus sur le Cluster Paca Logistiquehttp://www.cluster-paca-logistique.com/
.

jeudi 12 avril 2012

Bring Your Own Data

  Vous connaissez peut être l'expression "Bring Your Own Device" : les employés des entreprises sont de plus en plus nombreux à amener leurs appareils informatiques personnels (principalement smartphones et tablettes) dans l'entreprise et les connecter au Système d'Information de l'entreprise.
6 IT innove et vous propose "Bring Your Own Data" : c'est l'opportunité pour vous, décideurs de la Supply Chain, de tester la facilité d'utilisation du pack Performance et d'imaginer des cas d'utilisation concrets sur vos propres données.


Comment cela fonctionne ?
  • Vous nous envoyez un fichier excel ou CSV, et éventuellement un fichier excel ou powerpoint avec des exemples d'indicateurs et de visualisation souhaités
  • Nous signons un accord de confidentialité sur vos données
  • Nous vous envoyons une adresse Web sur notre serveur, un identifiant de connexion et un mot de passe
  • Vous naviguez librement dans votre tableau de bord
 

Contactez nous au 04.84.25.17.94 ou au 06.24.91.02.03 ou par mail à l'adresse suivante : performance@6it.fr

Bien cordialement,

Jean-Marc Dupont
Directeur 6 IT

lundi 20 février 2012

En finir avec Excel ?

Avez vous déjà mesuré le temps cumulé passé par vos :
  • responsables d'exploitation, 
  • responsables de sites, 
  • responsables d'équipe, 
  • responsable des opérations, 
  • .....
à :
  • extraire des données de votre WMS et/ou TMS, logiciel comptable, ... 
  • copier / coller les données dans Excel,
  • créer des tableaux croisés, 
  • développer des formules, voire des macros pour traiter les données,
  • mettre en forme les informations
Le temps passé se compte rapidement en jours par mois, un temps précieux non passé à gérer les équipes, l'organisation de l'entrepôt, les relations avec le client, ...
De plus, chacun dans son bureau fait dire ce qu'il veut aux données de l'entreprise, sans compter les inévitables erreurs ...
Et la direction de l'entreprise a un mal fou à obtenir des chiffres cohérents indiquant de manière sûre si l'entrepise va dans la bonne direction ou pas.

Pourquoi continuer dans cette voie ?
Pourquoi ne pas profiter des outils d'aide à la décision de nouvelle génération :
  • des données mises à disposition de manière automatique,
  • des données communes pour toute l'entreprise,
  • des données contrôlées et nettoyées, permettant de prendre les bonnes décisions,
  • des tableaux de bord synthétiques et interactifs, dont les règles de calcul ont été validées par les directions métier
Et laisser Excel faire ce pour quoi il est fait : calculs et simulations sur un ensemble limité de données

6 IT associe une expertise des outils de nouvelle génération et des bonnes pratiques BI
à une expérience concrète des métiers de la logistique et du transport,
et vous accompagne dans la mise en place de ces outils.

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lundi 6 février 2012

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Cloud

Après les mainframes, la micro-informatique, internet, voici un nouveau venu dans le paysage des Systèmes d'Information des entreprises : le Cloud.
Mais qu'y a-t-il derrière ce nouveau terme marketing ?
Qui en sont les acteurs ?
Que peut il apporter au SI de l'entreprise ?
Quels sont les risques de ces nouvelles technologies et comment s'en prémunir ?

Sans entrer dans tous les détails, cet article vous donnera j'espère une vision d'ensemble du sujet.

Un peu d'histoire

Depuis le début de l'informatique d'entreprise, nous assistons à des cycles dans l'architecture des Systèmes Informatiques des entreprises, avec à peu près une évolution majeure tous les 10 ans :
  • Années 70
    Serveurs Mainframes : gros serveurs regroupant l'ensemble des applications de l'entreprise
    Applications développées en interne par le service informatique de l'entreprise
    1 serveur, des terminaux
  • Années 80
    Début du déploiement des ERP : applications « propriétaires », achetées à des éditeurs de logiciels
    Arrivée de la micro-informatique, début du remplacement des terminaux par des "PC"
    Des serveurs, des PC
  • Années 90
    Avènement du "Client/Serveur" : de multiples petits serveurs avec autant de bases de données, des logiciels déployés sur tous les PC de l'entreprise, un enfer à maintenir
    Débuts de l'internet à grande échelle, bricolage de sites Web
    Des serveurs, des PC, des navigateurs internet
  • Années 2000
    Remise en cause de l'architecture Client/Serveur, début de la Virtualisation des serveurs afin de tirer parti de leur puissance de plus en plus grande et faciliter leur maintenance
    Arrivée d'un  nouveau langage : Java, et de l'architecture .Net de Microsoft
    L'idée de construire une architecture de SI basée sur des applications centralisées et affichées dans les navigateurs internet commence à faire son chemin, les applications Web sont de plus en plus professionnelles
    des serveurs virtualisés, des PC, des navigateurs
  • Années 2010
    Les géants du Web ont construit des architectures virtualisées basées sur des dizaines de milliers de serveurs et offrent des services au grand public et aux entreprises, c'est le début d'un nouveau cycle
    Le Cloud remplace les mainframes du début et les navigateurs internet sont nos nouveaux terminaux.

Une définition

Voyons donc maintenant ce qui se cache derrière le terme "Cloud" ou Cloud Computing (littéralement informatique dans les nuages).

Selon wikipedia, version anglaise (la version française de la définition n'est pas très satisfaisante) - http://en.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing, le cloud computing est un terme marketing désignant les technologies qui fournissent :
  • de la puissance de calcul,
  • un accès aux données, du stockage,
  • des services et des logiciels,
  • et qui ne nécessitent pas la connaissance de l'emplacement physique et la configuration du système qui fournit les services.
Un parallèle à ce concept peut être établi avec le réseau d'électricité, où les utilisateurs consomment de l'énergie sans avoir à connaître et comprendre les composants ou l'infrastructure nécessaires pour fournir le service.

Le Cloud Computing implique généralement l'allocation dynamique de ressources en fonction de la charge et de nombreuses machines virtualisées et redondantes (un peu à la manière des disques durs dans une architecture RAID 5 ou plus).
C'est-à-dire que si une machine tombe en panne, il y en a toujours une autre pour prendre le relais, de manière automatique, sans impact visible pour l'utilisateur.

L'intérêt de cette nouvelle architecture est double :
  • elle garantit une haute disponibilité des infrastructures
  • elle permet une montée en charge rapide pour absorber des pics de fréquentation des sites ou applications Web, en fonction  de la saisonnalité des ventes par exemple pour les sites e-Commerce mais aussi pour absorber des pics de charge dans l'entreprise (par exemple clôture de fin de mois ou volumes importants à traiter dans un entrepôt)

Les cousins du Cloud

On voit tout de suite que le terme "Cloud" recouvre aujourd'hui une palette d'utilisations bien plus vaste que que ce qu'en donne sa définition.
En fait, le terme Cloud est utilisé à tort et à travers et conjointement avec des acronymes tels que SaaS (Software as a Service), IaaS (Infrastructure as a Service), et j'en PaaS ...

Il faut d'abord rappeler que la virtualisation, qui consiste à découper la puissance de gros serveurs en petits serveurs virtuels est à l'origine des concepts du Cloud. Mais les architectures Cloud vont plutôt à l'encontre des architectures virtualisées classiques puisqu'elles consistent plutôt à regrouper de multiples petites machines physiques pour constituer un ensemble virtuel vu comme une grosse puissance de traitement et de stockage (un peu notre mainframe d'il y a 30 ans).

Le SaaS (et tous ses petits frères) recouvre 3 principes :
  • Les applications et/ou l'infrastructure matérielle ne sont pas installées chez le client
    Ce n'est donc pas le client qui gère la maintenance, les changements de version, les sauvegardes, ...
  • Le client n'acquière pas une licence d'utilisation sur 1 ou plusieurs années mais paie un droit d'utilisation, en général mensuel ou en fonction de son utilisation réelle (à l'heure d'utilisation par exemple), on parle alors de services "On demand"
    => Le budget d'investissement est remplacé par un budget de fonctionnement
  • Si le service est installé sur une infrastructure Cloud, la montée en charge est gérée par le fournisseur, avec en contrepartie une hausse du tarif d'utilisation, fonction de la puissance nécessaire
Là où le lien entre Cloud et SaaS est à mon sens important, c'est que pour être efficaces, fiables et supporter les pics de montée en charge, les applications en mode SaaS doivent être construites sur des architectures Cloud. Et c'est loin d'être la majorité des cas aujourd'hui.

En tant qu'utilisateur d'applications, ce qui vous intéresse au final est de disposer d'une application sécurisée, disponible 24h / 24h, et de ne pas vous soucier de son installation, de sa maintenance, des sauvegardes, ...
Ce sont donc les applications en mode SaaS qui vous intéressent.

Encore un mot sur la terminologie : on parle souvent de Cloud public et de Cloud privé :
  • Le Cloud public signifie qu'un éditeur ou une entreprise utilise une infrastructure Cloud disponible pour le "grand public", et donc accessible via internet, avec les problèmes de confidentialité qui peuvent être liés.
  • Le Cloud privé signifie qu'une entreprise utilise les composantes des infrastructures Cloud dans le cadre d'une utilisation interne à l'entreprise, et donc à l'intérieur de son réseau.
    La virtualisation des serveurs d'une entreprise est la première étape de la mise en place d'un Cloud privé, sous réserve que cette virtualisation utilise les principes du Cloud.


Les acteurs

Il y a 2 types d'acteurs dans le monde du Cloud :
  • Les fournisseurs d'infrastructure Cloud : l'infrastructure étant l'ensemble des services fournissant de la puissance de calcul, des capacités de stockage et de la bande passante réseau.
    Ces fournisseurs proposent également des frameworks de développement (ou des API) permettant aux applications d'accéder à leurs services.
  • Les fournisseurs de services applicatifs (ou applications) : on retrouve dans cette catégorie les services de sauvegarde, bureautique, collaboratif, et applicatifs métier (CRM, Comptabilité, ...)
    Petit à petit, certains éditeurs commencent à proposer (non sans mal) leurs applications sous forme de services dans le Cloud.
Les principaux acteurs du marché aujourd'hui sont :
  • soit des pure players : nés avec le Web, après avoir investi dans leur infrastructure, ils ont décidé d'en tirer parti et de le proposer aux entreprises : on peut citer  Google et Amazon dans la catégorie fournisseurs d'infrastructure et SalesForce dans la catégorie fournisseurs de services applicatifs
  • soit des anciens acteurs qui ont décidé, contraints et forcés, de prendre le train en marche : Apple pour la partie services applicatifs avec son offre récente iCloud, Microsoft à la fois comme fournisseur d'infrastructure (Azure) et de services applicatifs (Office 360), IBM avec son offre smartCloud, et de plus en plus de fournisseurs d'hébergement, tels qu'OVH, qui commencent à proposer des offres d'infrastructure Cloud.
Le fournisseur proposant aujourd'hui la gamme la plus complète de services Cloud est Google, qui fournit à la fois de l'infrastructure, des frameworks (Google App engine, Google database, ...) et des services applicatifs associés ou non à du stockage (Google Apps, Google Maps, Google+, ...).
Amazon est le fournisseur d'infrastructure le plus complet.
VMWare, le leader des infrastructures virtualisées, propose également une offre "Cloud" mais qui consiste simplement à décliner son offre en mode "as a Service", c'est-à-dire facturer son utilisation en fonction de son utilisation.

Les grands utilisateurs du Cloud (et pourquoi pas fournisseurs demain) sont bien sûr les sites massivement grand public tels que Facebook, eBay, Twitter, ...


Avantages et inconvénients

Comme vous l'avez vu, les infrastructures Cloud sont plutôt réservées à des éditeurs de services applicatifs et d'applications Web.
Mais les entreprises développant leurs propres applications ou les sociétés de e-Commerce peuvent également avoir recours aux fournisseurs d'infrastructures Cloud pour garantir disponibilité et montée en charge à leurs utilisateurs ou leurs clients.

Quels sont les avantages majeurs du Cloud et d'une manière générale des applications hébergées hors de votre Système d'Information ?
  • Vous ne vous souciez pas de l'infrastructure et vous n'avez pas besoin de compétences en interne pour les gérer.
    L'aspect sauvegarde est également pris en compte par le fournisseur.
  • Vous ne vous souciez pas des changements de version, et si les applications sont correctement conçues, les changements se font régulièrement, sans rupture d'une version à l'autre.
  • Vous n'avez pas d'investissements importants à financer au démarrage.
  • Le démarrage peut être très rapide.
  • Le fait que l'application soit en dehors de votre SI permet de la partager plus facilement avec vos partenaires ou vos clients.
    De plus, vous pouvez y accéder quel que soit votre localisation, et si l'application est correctement conçue, avec un grand nombre d'appareils, à partir du moment ou un navigateur web y est présent.
Maintenant, quels sont les risques et à quoi faut il faire attention ?
  • Le plus grand risque concerne la disponibilité de vos applications et de vos données puisque la liaison entre vos sites et les fournisseurs de service Cloud passe par internet
    Mais il faut relativiser ce risque, pour 2 raisons :
    • Le risque 0 n'existe pas, loin de là, y compris dans les entreprises : il y a même moins de probabilité d'une rupture de service chez les fournisseurs Cloud que dans les services informatiques des PME.
      Le fait est que lorsqu'il y a une rupture de service chez les fournisseurs Cloud, la terre entière est au courant.
    • Il faut donc sélectionner les applications que vous allez déployer sur le Cloud en fonction de leur criticité : les applications bureautiques, collaboratives, de gestion des clients ou de Business Intelligence sont les plus indiquées
  • Le second risque est juridique puisqu'il n'existe pas aujourd'hui de normes sur ce sujet, pas de lois et peu de jurisprudence : chaque contrat doit être étudié attentivement et on ne peut que conseiller de faire appel à des juristes spécialisés dans le domaine.
  • Enfin, les entreprises objectent souvent le problème de la sécurité des données : là encore, il faut relativiser en fonction de la criticité des données : il est possible de crypter la liaison entre le navigateur web et le serveur afin de ne pas "voir" les données qui transitent. A moins d'être un service du gouvernement, de l'armée ou d'un laboratoire par exemple, il n'y a pas de raison objective de vouloir une sécurité supplémentaire.
  • Un dernier mot : attention au coût d'utilisation d'une architecture Cloud : Les offres actuelles, en contrepartie d'une haute disponibilité et d'une montée en charge dynamique, vous reviennent plus cher que la location d'un serveur privé chez un hébergeur.
    Si le coût est votre seule motivation, passez votre chemin ...
Attention également aux offres commerciales "Cloud" qui ne font que profiter de l'engouement marketing actuel. 
Une application proposée en mode Web, c'est-à-dire hébergée chez l'éditeur, à laquelle vous accédez moyennant un forfait mensuel d'utilisation, et accessible dans un navigateur ne peut pas être considérée comme une application "dans le Cloud". C'est tout simplement une application en mode SaaS, c'est-à-dire qu'elle vous fournit des services sans que vous souciez où elle se trouve. Mais elle ne garantit pas pour autant une montée en charge en fonction de vos besoins.

De même, une application d'un de vos fournisseurs, à laquelle vous accédez par l'intermédiaire d'une session Citrix ou Windows Terminal Server, qui s'exécute sur votre poste de travail, est loin d'être une application "Cloud". L'affichage de cette application est tout simplement déporté d'un serveur vers votre poste de travail au moyen d'un petit logiciel que vous avez téléchargé, sans vous en rendre compte, sur votre poste de travail.


Le futur du Cloud

Dans les mois et années qui viennent, nous allons je pense assister à une normalisation des infrastructures techniques afin qu'il soit possible de migrer facilement une application ou une infrastructure d'un fournisseur à l'autre.
Et le cadre juridique devrait également prendre forme, tout au moins au niveau européen.

Les applications Web disponibles dans le Cloud vont également évoluer techniquement pour permettre une utilisation "offline", c'est-à-dire sans connexion internet, afin de pouvoir continuer à fonctionner sur le poste de travail en cas de rupture de service.
Et lorsque la connexion redevient disponible, les données sauvegardées localement seront automatiquement synchronisées avec le serveur.

mardi 3 janvier 2012

2012 : Tendances IT et Supply Chain


Pour la 2° année, je me hasarde à l'exercice traditionnel de prédiction des tendances de l'année à venir.

Je n'avais pas été trop mauvais l'année dernière (http://blog.6it.fr/2011/01/2011-mobile-web-et-collaboratif.html) : l'année 2011 a été marquée par :
  • la montée en puissance des solutions et des infrastructures Cloud : même si les entreprises françaises sont encore réticentes, le déploiement des applications et des infrastructures Cloud est une réalité aux Etats Unis
  • La lente hégémonie des smartphones Android, au détriment de RIM qui est en train de perdre pied, et de Microsoft / Nokia qui n'arrivent pas à faire décoller leurs ventes
  • L'adoption massive des standards HTML5 sur le Web : même Microsoft et Adobe, détracteurs de la première heure, s'y sont ralliés
  • L'essai ultime de Google pour prendre pied sur le marché des réseaux sociaux avec Google+
L'année qui s'annonce sera pour moi une année de stabilisation à tous les niveaux.


Côté terminaux mobiles 

Google doit continuer son travail de stabilisation des différentes versions d'Android et doit essayer de contrôler les constructeurs pour limiter le nombre et la disparité des terminaux. 
Il doit également arriver à faire décoller l'offre de tablettes équipées d'Android, là encore en faisant converger les constructeurs vers Android 4.0 (alias Ice Cream Sanswich)

Concernant Microsoft, Windows 8 devrait arriver courant du second semestre, avec une version spéciale tablettes, dont l'interface reprend celle de ses smartphones, et que je considère aujourd'hui comme la meilleure interface pour terminaux tactiles.
Espérons que cela relancera Microsoft dans la concurrence et l'innovation.

Apple commence à être en perte de vitesse et devra absolument sortir une gamme grand public s'il  veut garder sa place dans le duo de tête.
Rappelons nous l'histoire du Macintosh, trop élitiste, qui n'a pas résisté à la vague de fond Microsoft / MS-DOS et qui a failli causer la perte d'Apple.


Concernant le Cloud

Nous allons assister à la multiplication des offres dans tous les domaines (cela a déjà commencé en 2011) :
  • Bureautique 
  • Sauvegarde
  • Business Intelligence
  • Stockage de données
  • Et dans une moindre mesure, les ERP : leur socle applicatif historique est en général trop lourd pour être rapidement refondu et devenir de vraies applications Cloud
Les offres techniques devront se stabiliser et certaines technologies vont se détacher du lot, avec à la clé (plutôt en 2013) une normalisation des plate-formes techniques.

Un cadre de normalisation juridique devrait enfin émerger, en tous cas au niveau européen.


Et les réseaux sociaux

Google doit encore trouver de bonnes raisons pour que le grand public adhère à son nouveau réseau social : peut être cela passera-t-il par les marques que Google va séduire pour faire venir leurs aficionados.
Ses fonctionnalités vont certainement intéresser les entreprises pour constituer leurs réseaux sociaux privés.
Et en cela il devrait faire de l'ombre à Viadeo et Linkedin.

Facebook va entrer en bourse et va devoir rassurer ses utilisateurs, à l'heure où la publicité occupe de plus en plus de place sur les pages de ses utilisateurs, et d'une manière beaucoup moins subtile que sur les contenus Google.

Va-t-on assister à un rapprochement Viadeo / Linkedin, qui sont iso fonctionnels et qui demandent une double gestion de la part de leurs utilisateurs ?


Enfin, du côté de la Supply Chain

Bien sûr, la Supply Chain va profiter de toutes les tendances à venir, et les process de la Supply Chain sont particulièrement adaptés à ces évolutions car éclatés géographiquement et mettant en relation de nombreux tiers partenaires.
Aujourd'hui, la majorité des interactions, des échanges de données se font au mieux au travers d'échanges EDI, sinon par envoi de mails ou de faxs et par la resaisie des informations dans les différents logiciels des partenaires, avec les erreurs qui forcément en découlent.
Les données sont dupliquées chez chacun des acteurs, sur des plate-formes plus ou moins sécurisées, avec les coûts matériels et humains que cele implique.

Rêvons un peu : imaginons un réseau collaboratif rassemblant la majorité des acteurs de la supply chain (et notamment les e-commerçants), se partageant les données nécessaires à leurs métiers :
  • Les donneurs d'ordre mettent leurs commandes à disposition, soit vers des partenaires identifiés (sous contrat) soit vers une plate-forme d'échange (actuelles bourses de frêt)
  • Les transporteurs sélectionnent les commandes correspondant à leurs besoins (remplissage des remorques et des emplois du temps des chauffeurs)
  • Les transporteurs prennent rendez-vous avec les sites expéditeurs et destinataires
  • Les donneurs d'ordre, expéditeurs et destinataires, et notamment tous les e-commerçants suivent l'avancement des transports
  • Les entrepôts préparent la marchandise ou se préparent à la recevoir
  • Les transporteurs valident les chargements / livraisons, indiquent les litiges
  • L'ensemble des acteurs sont inter-reliés sur ce réseau et consultent des Kpis adaptés à leur contexte
L'ensemble est fourni sous la forme d'applications hébergées sur le Cloud ou de services Web intégrables dans les applications des entreprises.

La constitution de ce réseau et de leurs données associées permettrait également, à terme, d'optimiser globalement le remplissage des camions et la consommation de CO2.

Ce qu'il y a de sûr, c'est que 6 IT va investir sur ces domaines et démarre un projet qui va dans ce sens.
On en reparlera bientôt ...

Très bonne année 2012, pleine d'enthousiasme et de nouveaux projets


En dépit des avertissements des économistes et autres Cassandre boursiers selon lesquels l'année 2012 devrait être terrible, sachons raison garder.
Comme tous les mouvements à la hausse ou à la baisse, exagérés par les marchés boursiers pour cause de spéculation aiguë, cette année 2012 sera probablement difficile, les échanges commerciaux ralentiront certainement, mais comme je le disais dans un article récent (http://blog.6it.fr/2011/10/la-crise-revient-preparez-la.html), plutôt que de courber le dos, prenons les devants et mettons en place les actions et les outils qui vont permettre de gérer au mieux cette crise qui s'annonce.
Ne restons pas attentistes, soyons volontaires, enthousiastes, sachons cultiver nos relations avec nos meilleurs clients, et préparons d'ores et déjà l'après crise.

Je vous souhaite une très bonne année 2012, pleine de nouvelles opportunités professionnelles et de relations enrichissantes.

Pour 6 IT, 2012 sera l'année d'un nouveau projet, dont les lignes directrices sont résumées dans l'image ci-dessus.
Nous en reparlerons prochainement ...