lundi 20 février 2012

En finir avec Excel ?

Avez vous déjà mesuré le temps cumulé passé par vos :
  • responsables d'exploitation, 
  • responsables de sites, 
  • responsables d'équipe, 
  • responsable des opérations, 
  • .....
à :
  • extraire des données de votre WMS et/ou TMS, logiciel comptable, ... 
  • copier / coller les données dans Excel,
  • créer des tableaux croisés, 
  • développer des formules, voire des macros pour traiter les données,
  • mettre en forme les informations
Le temps passé se compte rapidement en jours par mois, un temps précieux non passé à gérer les équipes, l'organisation de l'entrepôt, les relations avec le client, ...
De plus, chacun dans son bureau fait dire ce qu'il veut aux données de l'entreprise, sans compter les inévitables erreurs ...
Et la direction de l'entreprise a un mal fou à obtenir des chiffres cohérents indiquant de manière sûre si l'entrepise va dans la bonne direction ou pas.

Pourquoi continuer dans cette voie ?
Pourquoi ne pas profiter des outils d'aide à la décision de nouvelle génération :
  • des données mises à disposition de manière automatique,
  • des données communes pour toute l'entreprise,
  • des données contrôlées et nettoyées, permettant de prendre les bonnes décisions,
  • des tableaux de bord synthétiques et interactifs, dont les règles de calcul ont été validées par les directions métier
Et laisser Excel faire ce pour quoi il est fait : calculs et simulations sur un ensemble limité de données

6 IT associe une expertise des outils de nouvelle génération et des bonnes pratiques BI
à une expérience concrète des métiers de la logistique et du transport,
et vous accompagne dans la mise en place de ces outils.

Gagnez en productivité, fiabilisez vos informations et prenez les bonnes décisions.
Le ROI se calcule en mois.

Contactez nous au 04.84.25.17.94  ou au  06.24.91.02.03
sur le web : http://www.6it.fr

lundi 6 février 2012

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Cloud

Après les mainframes, la micro-informatique, internet, voici un nouveau venu dans le paysage des Systèmes d'Information des entreprises : le Cloud.
Mais qu'y a-t-il derrière ce nouveau terme marketing ?
Qui en sont les acteurs ?
Que peut il apporter au SI de l'entreprise ?
Quels sont les risques de ces nouvelles technologies et comment s'en prémunir ?

Sans entrer dans tous les détails, cet article vous donnera j'espère une vision d'ensemble du sujet.

Un peu d'histoire

Depuis le début de l'informatique d'entreprise, nous assistons à des cycles dans l'architecture des Systèmes Informatiques des entreprises, avec à peu près une évolution majeure tous les 10 ans :
  • Années 70
    Serveurs Mainframes : gros serveurs regroupant l'ensemble des applications de l'entreprise
    Applications développées en interne par le service informatique de l'entreprise
    1 serveur, des terminaux
  • Années 80
    Début du déploiement des ERP : applications « propriétaires », achetées à des éditeurs de logiciels
    Arrivée de la micro-informatique, début du remplacement des terminaux par des "PC"
    Des serveurs, des PC
  • Années 90
    Avènement du "Client/Serveur" : de multiples petits serveurs avec autant de bases de données, des logiciels déployés sur tous les PC de l'entreprise, un enfer à maintenir
    Débuts de l'internet à grande échelle, bricolage de sites Web
    Des serveurs, des PC, des navigateurs internet
  • Années 2000
    Remise en cause de l'architecture Client/Serveur, début de la Virtualisation des serveurs afin de tirer parti de leur puissance de plus en plus grande et faciliter leur maintenance
    Arrivée d'un  nouveau langage : Java, et de l'architecture .Net de Microsoft
    L'idée de construire une architecture de SI basée sur des applications centralisées et affichées dans les navigateurs internet commence à faire son chemin, les applications Web sont de plus en plus professionnelles
    des serveurs virtualisés, des PC, des navigateurs
  • Années 2010
    Les géants du Web ont construit des architectures virtualisées basées sur des dizaines de milliers de serveurs et offrent des services au grand public et aux entreprises, c'est le début d'un nouveau cycle
    Le Cloud remplace les mainframes du début et les navigateurs internet sont nos nouveaux terminaux.

Une définition

Voyons donc maintenant ce qui se cache derrière le terme "Cloud" ou Cloud Computing (littéralement informatique dans les nuages).

Selon wikipedia, version anglaise (la version française de la définition n'est pas très satisfaisante) - http://en.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing, le cloud computing est un terme marketing désignant les technologies qui fournissent :
  • de la puissance de calcul,
  • un accès aux données, du stockage,
  • des services et des logiciels,
  • et qui ne nécessitent pas la connaissance de l'emplacement physique et la configuration du système qui fournit les services.
Un parallèle à ce concept peut être établi avec le réseau d'électricité, où les utilisateurs consomment de l'énergie sans avoir à connaître et comprendre les composants ou l'infrastructure nécessaires pour fournir le service.

Le Cloud Computing implique généralement l'allocation dynamique de ressources en fonction de la charge et de nombreuses machines virtualisées et redondantes (un peu à la manière des disques durs dans une architecture RAID 5 ou plus).
C'est-à-dire que si une machine tombe en panne, il y en a toujours une autre pour prendre le relais, de manière automatique, sans impact visible pour l'utilisateur.

L'intérêt de cette nouvelle architecture est double :
  • elle garantit une haute disponibilité des infrastructures
  • elle permet une montée en charge rapide pour absorber des pics de fréquentation des sites ou applications Web, en fonction  de la saisonnalité des ventes par exemple pour les sites e-Commerce mais aussi pour absorber des pics de charge dans l'entreprise (par exemple clôture de fin de mois ou volumes importants à traiter dans un entrepôt)

Les cousins du Cloud

On voit tout de suite que le terme "Cloud" recouvre aujourd'hui une palette d'utilisations bien plus vaste que que ce qu'en donne sa définition.
En fait, le terme Cloud est utilisé à tort et à travers et conjointement avec des acronymes tels que SaaS (Software as a Service), IaaS (Infrastructure as a Service), et j'en PaaS ...

Il faut d'abord rappeler que la virtualisation, qui consiste à découper la puissance de gros serveurs en petits serveurs virtuels est à l'origine des concepts du Cloud. Mais les architectures Cloud vont plutôt à l'encontre des architectures virtualisées classiques puisqu'elles consistent plutôt à regrouper de multiples petites machines physiques pour constituer un ensemble virtuel vu comme une grosse puissance de traitement et de stockage (un peu notre mainframe d'il y a 30 ans).

Le SaaS (et tous ses petits frères) recouvre 3 principes :
  • Les applications et/ou l'infrastructure matérielle ne sont pas installées chez le client
    Ce n'est donc pas le client qui gère la maintenance, les changements de version, les sauvegardes, ...
  • Le client n'acquière pas une licence d'utilisation sur 1 ou plusieurs années mais paie un droit d'utilisation, en général mensuel ou en fonction de son utilisation réelle (à l'heure d'utilisation par exemple), on parle alors de services "On demand"
    => Le budget d'investissement est remplacé par un budget de fonctionnement
  • Si le service est installé sur une infrastructure Cloud, la montée en charge est gérée par le fournisseur, avec en contrepartie une hausse du tarif d'utilisation, fonction de la puissance nécessaire
Là où le lien entre Cloud et SaaS est à mon sens important, c'est que pour être efficaces, fiables et supporter les pics de montée en charge, les applications en mode SaaS doivent être construites sur des architectures Cloud. Et c'est loin d'être la majorité des cas aujourd'hui.

En tant qu'utilisateur d'applications, ce qui vous intéresse au final est de disposer d'une application sécurisée, disponible 24h / 24h, et de ne pas vous soucier de son installation, de sa maintenance, des sauvegardes, ...
Ce sont donc les applications en mode SaaS qui vous intéressent.

Encore un mot sur la terminologie : on parle souvent de Cloud public et de Cloud privé :
  • Le Cloud public signifie qu'un éditeur ou une entreprise utilise une infrastructure Cloud disponible pour le "grand public", et donc accessible via internet, avec les problèmes de confidentialité qui peuvent être liés.
  • Le Cloud privé signifie qu'une entreprise utilise les composantes des infrastructures Cloud dans le cadre d'une utilisation interne à l'entreprise, et donc à l'intérieur de son réseau.
    La virtualisation des serveurs d'une entreprise est la première étape de la mise en place d'un Cloud privé, sous réserve que cette virtualisation utilise les principes du Cloud.


Les acteurs

Il y a 2 types d'acteurs dans le monde du Cloud :
  • Les fournisseurs d'infrastructure Cloud : l'infrastructure étant l'ensemble des services fournissant de la puissance de calcul, des capacités de stockage et de la bande passante réseau.
    Ces fournisseurs proposent également des frameworks de développement (ou des API) permettant aux applications d'accéder à leurs services.
  • Les fournisseurs de services applicatifs (ou applications) : on retrouve dans cette catégorie les services de sauvegarde, bureautique, collaboratif, et applicatifs métier (CRM, Comptabilité, ...)
    Petit à petit, certains éditeurs commencent à proposer (non sans mal) leurs applications sous forme de services dans le Cloud.
Les principaux acteurs du marché aujourd'hui sont :
  • soit des pure players : nés avec le Web, après avoir investi dans leur infrastructure, ils ont décidé d'en tirer parti et de le proposer aux entreprises : on peut citer  Google et Amazon dans la catégorie fournisseurs d'infrastructure et SalesForce dans la catégorie fournisseurs de services applicatifs
  • soit des anciens acteurs qui ont décidé, contraints et forcés, de prendre le train en marche : Apple pour la partie services applicatifs avec son offre récente iCloud, Microsoft à la fois comme fournisseur d'infrastructure (Azure) et de services applicatifs (Office 360), IBM avec son offre smartCloud, et de plus en plus de fournisseurs d'hébergement, tels qu'OVH, qui commencent à proposer des offres d'infrastructure Cloud.
Le fournisseur proposant aujourd'hui la gamme la plus complète de services Cloud est Google, qui fournit à la fois de l'infrastructure, des frameworks (Google App engine, Google database, ...) et des services applicatifs associés ou non à du stockage (Google Apps, Google Maps, Google+, ...).
Amazon est le fournisseur d'infrastructure le plus complet.
VMWare, le leader des infrastructures virtualisées, propose également une offre "Cloud" mais qui consiste simplement à décliner son offre en mode "as a Service", c'est-à-dire facturer son utilisation en fonction de son utilisation.

Les grands utilisateurs du Cloud (et pourquoi pas fournisseurs demain) sont bien sûr les sites massivement grand public tels que Facebook, eBay, Twitter, ...


Avantages et inconvénients

Comme vous l'avez vu, les infrastructures Cloud sont plutôt réservées à des éditeurs de services applicatifs et d'applications Web.
Mais les entreprises développant leurs propres applications ou les sociétés de e-Commerce peuvent également avoir recours aux fournisseurs d'infrastructures Cloud pour garantir disponibilité et montée en charge à leurs utilisateurs ou leurs clients.

Quels sont les avantages majeurs du Cloud et d'une manière générale des applications hébergées hors de votre Système d'Information ?
  • Vous ne vous souciez pas de l'infrastructure et vous n'avez pas besoin de compétences en interne pour les gérer.
    L'aspect sauvegarde est également pris en compte par le fournisseur.
  • Vous ne vous souciez pas des changements de version, et si les applications sont correctement conçues, les changements se font régulièrement, sans rupture d'une version à l'autre.
  • Vous n'avez pas d'investissements importants à financer au démarrage.
  • Le démarrage peut être très rapide.
  • Le fait que l'application soit en dehors de votre SI permet de la partager plus facilement avec vos partenaires ou vos clients.
    De plus, vous pouvez y accéder quel que soit votre localisation, et si l'application est correctement conçue, avec un grand nombre d'appareils, à partir du moment ou un navigateur web y est présent.
Maintenant, quels sont les risques et à quoi faut il faire attention ?
  • Le plus grand risque concerne la disponibilité de vos applications et de vos données puisque la liaison entre vos sites et les fournisseurs de service Cloud passe par internet
    Mais il faut relativiser ce risque, pour 2 raisons :
    • Le risque 0 n'existe pas, loin de là, y compris dans les entreprises : il y a même moins de probabilité d'une rupture de service chez les fournisseurs Cloud que dans les services informatiques des PME.
      Le fait est que lorsqu'il y a une rupture de service chez les fournisseurs Cloud, la terre entière est au courant.
    • Il faut donc sélectionner les applications que vous allez déployer sur le Cloud en fonction de leur criticité : les applications bureautiques, collaboratives, de gestion des clients ou de Business Intelligence sont les plus indiquées
  • Le second risque est juridique puisqu'il n'existe pas aujourd'hui de normes sur ce sujet, pas de lois et peu de jurisprudence : chaque contrat doit être étudié attentivement et on ne peut que conseiller de faire appel à des juristes spécialisés dans le domaine.
  • Enfin, les entreprises objectent souvent le problème de la sécurité des données : là encore, il faut relativiser en fonction de la criticité des données : il est possible de crypter la liaison entre le navigateur web et le serveur afin de ne pas "voir" les données qui transitent. A moins d'être un service du gouvernement, de l'armée ou d'un laboratoire par exemple, il n'y a pas de raison objective de vouloir une sécurité supplémentaire.
  • Un dernier mot : attention au coût d'utilisation d'une architecture Cloud : Les offres actuelles, en contrepartie d'une haute disponibilité et d'une montée en charge dynamique, vous reviennent plus cher que la location d'un serveur privé chez un hébergeur.
    Si le coût est votre seule motivation, passez votre chemin ...
Attention également aux offres commerciales "Cloud" qui ne font que profiter de l'engouement marketing actuel. 
Une application proposée en mode Web, c'est-à-dire hébergée chez l'éditeur, à laquelle vous accédez moyennant un forfait mensuel d'utilisation, et accessible dans un navigateur ne peut pas être considérée comme une application "dans le Cloud". C'est tout simplement une application en mode SaaS, c'est-à-dire qu'elle vous fournit des services sans que vous souciez où elle se trouve. Mais elle ne garantit pas pour autant une montée en charge en fonction de vos besoins.

De même, une application d'un de vos fournisseurs, à laquelle vous accédez par l'intermédiaire d'une session Citrix ou Windows Terminal Server, qui s'exécute sur votre poste de travail, est loin d'être une application "Cloud". L'affichage de cette application est tout simplement déporté d'un serveur vers votre poste de travail au moyen d'un petit logiciel que vous avez téléchargé, sans vous en rendre compte, sur votre poste de travail.


Le futur du Cloud

Dans les mois et années qui viennent, nous allons je pense assister à une normalisation des infrastructures techniques afin qu'il soit possible de migrer facilement une application ou une infrastructure d'un fournisseur à l'autre.
Et le cadre juridique devrait également prendre forme, tout au moins au niveau européen.

Les applications Web disponibles dans le Cloud vont également évoluer techniquement pour permettre une utilisation "offline", c'est-à-dire sans connexion internet, afin de pouvoir continuer à fonctionner sur le poste de travail en cas de rupture de service.
Et lorsque la connexion redevient disponible, les données sauvegardées localement seront automatiquement synchronisées avec le serveur.